Hoy ! C’est la fin de l’année, Noël approche, et au fond je ne rêve que d’une chose… C’est de partir en vacances ! Et pas trop loin du soleil, si possible. Mais ça, c’était avant que je contemple le vide intersidéral de mon porte-monnaie… Après réflexion, je me dis que c’est pas si bien que ça, les vacances. Et là, j’aperçois le dernier magnifique album d’Yvan Pommaux, publié chez l’école des loisirs, qui trône sur mon bureau. Avec l’héroïne, on est deux à vouloir partir et deux à ne pouvoir le faire que dans notre imaginaire. C’est le genre de choses qui rapproche…  Cap pour Puisque c’est ça, je pars !


Ma tête quand on annule une soirée raclette.

Voilà c’est dit ! Norma, elle en a ras la casquette du téléphone de sa maman. Alors puisque que c’est comme ça, elle part ! Vu que maman est occupée à parler au téléphone, elle fait le coup du crayon : elle se taille. Thug Norma. Elle quitte le terrain de jeux du parc et elle part à l’aventure dans les buissons environnants, accompagné de son doudou Jojo chéri d’amour. En chemin, elle croise son ami Félix qui lui aussi se sent délaissé par maman : c’est la tristitude. L’affaire est dans le sac, ils partent ensemble à l’aventure.

 

Un brin psychopathe le doudou quand-même

Tout à coup, le fade jardin public s’éloigne et laisse place à un jardin extraordinaire, peuplé de créatures merveilleuses, encadré par une végétation tout aussi exotique qu’exaltante. Voilà comment Norma et Félix se retrouvent finalement un peu dans les pas de Paul et VirginieL’exploration peut commencer, chaque détail compte, les proportions évoluent : les fleurs deviennent géantes et majestueuses, les statues prennent vie… Avec Félix, elle s’amuse beaucoup ! Tellement qu’elle ne s’occupe plus tellement de Jojo. Le pauvre se sent un peu délaissé, d’autant plus qu’elle ne prend pas très bien soin de lui ces derniers temps : elle le bouscule, le laisse trainer par terre, l’oublie dans un coin parfois même… Ouais, c’est moche. Alors trop c’est trop, c’est décidé, Jojo part aussi. Non mais c’est vrai quoi, il est pas là pour souffrir ok ?!

Avec beaucoup de poésie, Yvan Pommaux a l’art de nous faire voyager dans un univers luxuriant, qui joue avec les frontières du réel et l’imaginaire. Ce bel album fera rêver à coup sûr tous les petits bouts de chou (et même les plus grands, en vrai). Direction : la librairie !