Ce week-end, l’Institut du Monde Arabe fête ses 30 ans ! Ce moment en trois temps, organisé par Oxmo et l’IMA, est l’opportunité de célébrer le croisement de champs artistiques, le mélange de générations et le partage d’altérité. C’est beau. A cette occasion, Oxmo Puccino donnait un concert inédit. En grande admiratrice de ce maître du Verbe, évidement, j’y étais !


Vous voyez cette tâche blanche là, au milieu ? Oui oui, c’est lui ! PAF comment je vous balance des images inédites et totalement exclusives !!! Bon ok, on y voit rien du tout. Certes, j’étais un peu loin de la scène… Les places sont parties tellement vite, que j’ai eu la mienne in extremis. Mais ce n’est pas le dernier rang qui m’a empêché d’apprécier la puissance de ses textes, et le rythme de ses chansons. J’étais comme une enfant ! Rares sont les artistes aujourd’hui qui manient aussi bien les mots et surtout, qui analyse aussi finement les rapports que nous avons par exemple entre êtres humains… Je tire mon chapeau également aux deux musiciens présents sur scène, Edouard Ardan (aux guitares) et Nicolas Musset (à la batterie). Mais le concert était trop court !

Le Roi Oxmo 

Avec ses vingt ans de carrière, ses sept albums, ses nombreuses rencontres (Ibrahim Maalouf, -M-, Damon Albarn, Booba…), et ses deux victoires de la musique (même si, finalement, ce n’est plus tellement un gage de qualité actuellement), Oxmo Puccino peint des chansons à la décibel, toujours avec originalité, pour nous transporter dans les terrains mystérieux de nos propres tranchées. Il a mal au mic et nous, on adore ça.

Pendant le concert, Oxmo Puccino nous as invité à utiliser un nouveau Hashtag : suite au déferlement récent du fameux #BalanceTonPorc, il a proposé le joli #BalanceTonPrince pour contrebalancer. Il a profité de ce moment bref pour exprimer la frustration qu’il y a eu aussi du côté de nombreux hommes, qui ne se sentaient pas concerné par ces dénonciations. Pas de panique les garçons, on le sait bien que vous n’êtes pas tous comme ça et c’est pour ça d’ailleurs que vous, on vous aime ! Il n’empêche que le problème du harcèlement est toujours là, est bien présent dans nos quotidiens. Je pose ça là.