Arden balletC’est la rentrée littéraire ! Eh oui mes chers amis internautes, c’est aussi la rentrée pour votre dévouée bloggeuse – et son emploi du temps est chargé – ! Pour fêter cet évènement je vous présente aujourd’hui… Un livre de la rentrée littéraire de l’année dernière ! Ah non, pour une fois, je ne blague pas. Recyclage, qui a dit recyclage ?

J’avais lu ce livre en tant que membre du jury pour le prix du Roman des étudiants. J’avais même eu la chance de rencontrer l’auteur et de l’interroger lors d’une modération chez Mollat ! YOUHOU ! Avouez qu’à 6 mois près, ces éléments méritaient votre attention. C’est une belle occasion d’entendre la petite voix timide qui se cache derrière mes modestes lignes. Convaincus ? Non ? Votre indulgence est merveilleuse.

Arden, c’est le premier roman de Frédéric Verger. On a d’ailleurs comparé ce roman avec le film de Wes Anderson « The grand Budapest Hôtel » – Pour l’anecdote, un de mes réalisateurs préférés – . Il a obtenu le prix du premier roman Goncourt. L’histoire se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale en Marsovie (le nom est tiré de la Veuve Joyeuse). Deux amis sont passionnés d’opérette. Alexandre de Rocoule est gérant d’un hôtel de luxe et Salomon Lengyel est un tailleur juif. Cependant, la menace nazie bouleverse leur quotidien et leur quiétude festive… Cet ouvrage constitue un retour vers le passé, dans sa tonalité comme dans sa méthode, ce qui laisse le lecteur libre de retrouver un style type du 19ème. Dans ce roman, il n’est pas rare de croiser une multitude de descriptions, avec son lot de métaphores et de comparaisons. Ah oui et aussi, il faut s’accrocher lors des 100 premières pages. Après, l’histoire démarre. Courage, cette étape passée, c’est POSEY.

Arden cahierQu’ai-je retenu de cette mini-modération qui pourrait vous intéresser ? Bon déjà, chers lecteurs, un conseil. Si vous recevez un jour un auteur ou votre belle-mère, surtout ne faites pas comme moi : ne posez pas une question existentielle d’entrée de jeu !

Du genre : Bonjour ! Pensez-vous que la littérature d’aujourd’hui devrait (sous une forme de mimésis) s’inspirer des écrits classiques pour réussir à se donner un souffle nouveau ?

Aller BIM ! A l’heure de l’apéro c’est cadeau.

Mais la vraie question serait finalement : ce raisonnement serait-il assez vendeur ? – Oulala, je vais avoir des problèmes… -Cependant, pour ma défense, je me questionnais (et me questionne) beaucoup sur l’écrit contemporain. Mais bon, évoquer Aristote comme ça, en direct du poing, ce n’était peut-être pas super malin… – Au bûcher l’hérétique !

Pour tout vous dire, j’étais très impressionnée. J’avais la sensation que les auteurs n’étaient qu’AUTEURS : des monstres de littérature imprégnés en permanence d’une richesse merveilleuse ; un trésor que moi, pauvre mortelle, ne pourrait jamais déchiffrer, ne serait-ce que toucher du doigt. Du coup, j’ai posé mes questions, prisonnière de mes petits souliers… Avec la crainte de ne pas être à la hauteur. Pourtant, il faut désacraliser pour mieux analyser. Vous pouvez souffler un grand coup, aujourd’hui j’ai réussi à le faire. Enfin, je crois.

Par ici le podcast

Cette rencontre reste un bon souvenir même si j’ai été un peu déstabilisée face au grand calme de Frédéric Verger (qui s’entend dans le podcast). J’ai vraiment pu poser les questions d’ordre littéraire qui me trottaient dans la tête. Ben oui crédidiou, excusez-moi ! Ce n’est pas tous les jours qu’on peut approfondir des questions de ce genre !

Comme je vous aime bien, je vous joins par la présente le lien qui vous permettra d’écouter le podcast de cette rencontre impromptue – je prends des risques – . C’est encore mieux qu’un selfie ! A très bientôt et un GRAND MERCI A TOUS ! Vous êtes plus de 100 personnes à aimer la page Facebook du Ballet des Songes ! Surtout continuez !

24 septembre 2014